Jacques Kuhnmunch, Laure Chabanne & Étienne Guibert
Consulter la liste des catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par GrandPalaisRmnÉditions
Aller sur le site web du château de Compiègne

Les Ruines du château de Pierrefonds
Paul Huet (Paris, 1803 – Paris, 1869)

Inscription

S.b.g. : Paul Huet

Historique

Acquis au Salon de 1868 par la Liste civile par arrêté du 22 juin 1868 (DP 646 ; 3 000 francs). Placé au Louvre et restitué en 1881 à l’impératrice Eugénie. Sa vente, Londres, 1er juillet 1927, no 56. Marie Dechaux. Don en 1928. Décret du 23 octobre 1929. Évacué à Chambord en 1939 ; vu à Chambord en novembre 1943, caisse no 14. Retour à Compiègne en 1946.

Commentaire

Les ruines du château de Pierrefonds furent peintes par Paul Huet en pendant à la vue du Château de Pierrefonds restauré, présentée au Salon de 1867 et conservée dans les collections du château de Compiègne (voir C.87.001). Les deux compositions furent vraisemblablement conçues simultanément au milieu des années 1860. Elles offrent un contraste complet de mise en scène : tandis que le château en ruines se découpe sur un ciel plombé, dans une atmosphère d’orage, la forteresse restaurée dore sa masse imposante sous un soleil matinal. Elle semble renaître à la vie.
Huet s’intéressait depuis sa jeunesse à Pierrefonds, site dont le caractère pittoresque attira de nombreux peintres de la génération romantique, notamment Théodore Rousseau et Jean-Baptiste Corot. Des deux tableaux, celui des ruines est sans aucun doute celui qui lui tenait le plus à cœur. Il l’élabora d’ailleurs sans en avoir formellement reçu la commande. Avec sa tonalité tourmentée et sa facture vigoureuse, cette toile proclame son romantisme à une époque où cette sensibilité était un peu passée de mode. Dans sa critique du Salon de 1868, Thoré-Bürger remarque que Huet demeure fidèle à « l’inspirateur de sa jeunesse, le paysagiste Constable ». Il trouve à ses Ruines « un très grand air » : « [elles] feraient bien dans un musée, entre un Troyon et un Jules Dupré, pour apprendre aux jeunes paysagistes à ne pas « chercher la petite bête » sous les herbes et dans les feuillages. » Exposée quelques mois avant la mort de l’artiste en janvier 1869, la toile a pu être considérée comme le dernier chef-d’œuvre de son auteur.
On connaît deux esquisses des Ruines, l’une dans les collections compiégnoises (voir C.63.101), la seconde au musée de l’Île-de-France à Sceaux, qui daterait de 1834. Comme l’a remarqué Odile Picard-Sébastiani, il existe un certain nombre de différences entre les esquisses et la composition définitive, ainsi qu’une incohérence. Le vent qui courbe les deux arbres frêles du premier plan souffle dans une direction opposée à celui qui gonfle le fichu de la femme courant chercher un abri.
Catherine Granger a noté que ce tableau a été photographié au Salon de 1868 et figure dans l’album Michelez (F21 7639, fol. 22).

Auteur du commentaire : Laure Chabanne

Bibliographie
Index

Genre :
PaysageRuine
PaysageRustique

Index iconographique :
Chien ; église ; femme ; Pierrefonds ; ruine

Cette œuvre appartient à l’ensemble :
Les collections et commandes impériales

Œuvres en rapport dans la collection
Copyrights

Étapes de publication :
2020-06-15, publication initiale de la notice rédigée par Laure Chabanne

Pour citer cet article :
Laure Chabanne, Les Ruines du château de Pierrefonds, dans Catalogue des peintures du château de Compiègne, mis en ligne le 2020-06-15
https://www.compiegne-peintures.fr/notice/notice.php?id=486

Choix du dossier où ajouter la notice

Vous devez sélectionner un dossier ou en créer un nouveau.
Vous devez saisir un nom de dossier.

Connexion

Courriel inconnu ou mot de passe incorrect. Veuillez réessayer.
Vous devez saisir le couriel avec lequel vous vous êtes inscrit.
Vous devez saisir le couriel avec lequel vous vous êtes inscrit.
Vous n'êtes pas encore inscrit ? Créer un compte
Vous avez oublié votre mot de passe ? Cliquez ici