Jacques Kuhnmunch, Laure Chabanne & Étienne Guibert
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Le Prince impérial sur son cheval Effendi offert par le sultan d’Égypte
Charles Gustave Parquet (Beauvais, 1826 – ?)

Inscription

S.b.g. : Gustave Parquet

Historique

Empereur Napoléon III et impératrice Eugénie aux Tuileries. Collection de l’impératrice Eugénie à Farnborough Hill (bibliothèque). Sa vente le 18 juillet 1927, no 963. Marie Dechaux. Sa vente, Paris, hôtel Drouot, 14-15 mai 1936, no 323. François Ferrand. Don à la Ville de Compiègne en 1950. Dépôt de la Ville de Compiègne en 1951.

Commentaire

Selon M. de Valroger, Gustave Parquet reçut la commande de ce portrait en 1868, lorsqu’il devint officiellement peintre de la Vénerie impériale, fonction dans laquelle il avait suppléé depuis 1865 son confrère Godefroy Jadin, gravement malade. Selon M. de Valroger, descendant de l’artiste, le fait que Napoléon III eût confié la représentation de l’héritier du trône à un peintre surtout renommé pour ses toiles animalières suscita l’ironie d’Henri Rochefort dans La Cloche11. Cette anecdote qu’il ne nous a pas été possible de vérifier pourrait être née d’une confusion entre Parquet et Barye. En effet, dans La Lanterne du 10 octobre 1868, Rochefort se moqua de la commande d’une statue de Napoléon III en César à ce sculpteur célèbre pour ses représentations animalières.. Le résultat fut en tout cas jugé satisfaisant par l’impératrice Eugénie puisqu’elle accrocha la toile parmi ses souvenirs les plus chers dans son bureau-bibliothèque à Farnborough Hill. Une photographie de Mniszech conservée dans les collections du palais en témoigne.
Charles Gustave Parquet a su montrer l’aisance à cheval du jeune prince, alors âgé de onze ou douze ans. Excellent cavalier, il avait l’habitude de s’entraîner au bois de Boulogne au domaine de Bagatelle, mis à sa disposition par lord Richard Seymour-Conway, marquis de Hertford. Il est représenté dans une clairière de ce domaine, suivi par deux cavaliers portant la livrée des écuries impériales. Sa monture est traditionnellement identifiée comme étant Effendi, un cheval que lui avait offert le sultan d’Égypte Ismaïl Pacha, sans doute l’occasion de son séjour à Paris pour l’Exposition universelle de 1867, dont Louis assura la présidence officielle.

Auteur du commentaire : Jacques Kuhnmunch, Laure Chabanne

1. Cette anecdote qu’il ne nous a pas été possible de vérifier pourrait être née d’une confusion entre Parquet et Barye. En effet, dans La Lanterne du 10 octobre 1868, Rochefort se moqua de la commande d’une statue de Napoléon III en César à ce sculpteur célèbre pour ses représentations animalières.
Copyrights

Étapes de publication :
2020-06-15, publication initiale de la notice rédigée par Jacques Kuhnmunch, Laure Chabanne

Pour citer cet article :
Jacques Kuhnmunch, Laure Chabanne, Le Prince impérial sur son cheval Effendi offert par le sultan d’Égypte, dans Catalogue des peintures du château de Compiègne, mis en ligne le 2020-06-15
https://www.compiegne-peintures.fr/notice/notice.php?id=556

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